| Le
trafic routier et la pollution atmosphérique
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Enjeu
Les moteurs des véhicules automobiles produisent
plusieurs polluants atmosphériques qui posent des
risques à votre santé.
Contexte
Les automobiles, les autobus et les camions sont une source
de pollution atmosphérique. Quand leurs moteurs
brûlent du carburant (essence ou diesel), ils produisent
de grandes quantités de produits chimiques libérés
dans les gaz d'échappement. De plus, une partie
de l'essence utilisée par les moteurs s'évapore
dans l'air sans avoir brûlé créant
ainsi de la pollution.
Une réglementation stricte sur la performance des
moteurs et la composition des carburants ont entraîné
une diminution de l'émission de polluants par les
véhicules. La quantité totale de pollution
produite par le trafic routier au Canada a aussi diminué.
Toutefois, cette source de pollution est toujours préoccupante
parce que :
- le nombre de véhicules sur nos routes et autoroutes
a augmenté au fil des ans au Canada;
- plus de gens conduisent des véhicules utilitaires
sport (VUS) qui consomment plus d'essence que les automobiles
et sont par conséquent plus polluants.
Les effets de la pollution atmosphérique d'origine
automobile sur la santé.
Voici un aperçu des principaux polluants produits
par le trafic routier et la façon dont ils peuvent
affecter votre santé :
1. Les oxydes d'azote : ils sont produits lorsque les
véhicules brûlent l'azote présent
dans l'air et les composés azotés qui
se trouvent dans les combustibles fossiles. Les oxydes
d'azote irritent les voies respiratoires, en particulier
les poumons.
2. Le monoxyde de carbone : ce gaz est produit par
la combustion incomplète de l'essence et du diesel.
Il est toujours présent dans les gaz d'échappement,
mais le moteur de votre véhicule en produira
davantage s'il est mal entretenu. Le monoxyde de carbone
diminue la capacité du sang de transporter l'oxygène.
3. Les composés organiques volatils (COV) :
c'est une vaste famille de composés contenant
du carbone qui s'évaporent facilement. Les gaz
d'échappement des véhicules contiennent
plusieurs COV. Certains d'entre eux, comme le benzène
et le 1,3-butadiène, peuvent causer le cancer.
Toutefois, aux concentrations que l'on retrouve actuellement
dans l'environnement, le risque est minime.
4. Les particules fines en suspension : ces petites
particules contiennent une multitude de substances dont
des métaux, des acides, du carbone et des hydrocarbures
aromatiques polycycliques. Certaines particules sont
émises dans les gaz d'échappement des
véhicules tandis que d'autres sont formées
dans l'atmosphère par des réactions chimiques
entre les polluants émis dans les gaz d'échappement.
Les particules fines aggravent les symptômes des
personnes atteintes de maladies respiratoires ou cardiovasculaires.
5. L'ozone troposphérique : il n'est pas émis
directement par les véhicules, mais est formé
par des réactions chimiques entre les oxydes
d'azote et les COV. Ces réactions sont stimulées
par la lumière du soleil; c'est pourquoi les
concentrations d'ozone au niveau du sol sont plus élevées
l'été. L'ozone est un irritant des voies
respiratoires et peut déclencher des réactions
chez les asthmatiques.
6. L'ozone troposphérique ou ozone des basses
couches de l'atmosphère ne doit pas être
confondu avec la couche d'ozone de la stratosphère
qui nous protège contre les rayons ultraviolets.
La pollution atmosphérique d'origine automobile
cause deux types d'effets sur la santé :
- Les effets aigus : ils se produisent rapidement (en
quelques heures ou quelques jours) après une
exposition à des niveaux élevés
de pollution. Dans certains cas, la pollution atmosphérique
peut aggraver les symptômes éprouvés
par les personnes atteintes de maladies cardiaques ou
pulmonaires. Des études scientifiques menées
au Canada et dans d'autres pays ont démontré
que le nombre de décès et d'hospitalisations
reliés à des problèmes respiratoires
et cardiaques augmentait lorsque les niveaux d'ozone
ou de particules fines en suspension augmentaient.
- Les effets chroniques : ils se produisent après
une exposition prolongée (quelques mois ou quelques
années). Des études menées surtout
en Europe ont démontré que les enfants
vivant dans des secteurs ayant une plus grande densité
de trafic souffraient davantage de problèmes
respiratoires que les autres enfants.
Réduire les risques
Vous pouvez contribuer à réduire les risques
encourus par tous les Canadiens en prenant des mesures
pour réduire la pollution atmosphérique
d'origine automobile.
Dans la mesure du possible, utilisez le transport en
commun, la bicyclette ou la marche au lieu de votre
véhicule.
Si le transport en commun n'est pas disponible, essayez
le covoiturage.
- Tenez compte du rendement du carburant lors de l'achat
d'un véhicule. Ressources Naturelles Canada produit
un Guide de consommation de carburant. Pour en obtenir
un exemplaire, consultez la rubrique « Pour en
savoir plus ».
- Fermez le moteur de votre véhicule lorsque
vous arrêtez pendant plus de 10 secondes à
moins que vous ne soyez dans la circulation ou à
une intersection.
- Entretenez bien votre véhicule.
De plus, vous pouvez prendre des mesures pour réduire
les risques que pose la pollution atmosphérique
d'origine automobile sur votre santé :
- Soyez attentifs aux prévisions de qualité
de l’air de votre municipalité, et adaptez
vos activités en conséquence.
- Évitez toute activité physique intense
en plein air lorsque les niveaux de pollution sont élevés,
surtout l'aprPs-midi, quand l'ozone au niveau du sol
atteint son maximum, et choisissez plutôt des
activités d'intérieur.
- Évitez ou réduisez l'activité
physique dans les zones à forte circulation automobile,
surtout durant les heures de pointe .
Si vous avez une maladie cardiaque ou pulmonaire, suivez
les conseils de votre médecin relativement à
ce que vous devez faire quand le niveau de pollution
est élevé.
Rôle de Santé Canada
Les recherches de Santé Canada sur les effets
aigus de la pollution atmosphérique ont joué
un rôle important dans l'élaboration de
normes de qualité de l'air pour les particules
en suspension et l'ozone troposphérique. Ces
efforts ont aussi contribué au développement
d'une réglementation abaissant les concentrations
de soufre dans l'essence et le diesel afin de réduire
les émissions de particules fines.
Santé Canada continue d'étudier les effets
de la pollution atmosphérique sur la santé.
Par exemples des chercheurs de Santé Canada collaborent
actuellement avec des chercheurs universitaires pour
mener des études sur les effets de la pollution
atmosphérique d'origine automobile sur la santé.
Tous
droits réservés - Publication: Santé
Canada, 2003. |